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Séance Séminaire ALHIM du 24 novembre 2017 : Hip Hop organisé et luttes sociales au Pérou. « Protestas, propuestas y procesos »

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Novembre 2017

Table Ronde autour de la projection du film

Protestas, propuestas y procesos, de Pablo Malek

Carpeta – Protestas propuestas procesos Documental

Natalia Molinaro :  Dans le cadre de cette session j’ai l’honneur de présenter le travail de Pablo Malek, chercheur et communicant audiovisuel, titulaire d’une Licence en Langue, Littérature et Civilisations Etrangères et d’un Master d’Etudes Romanes délivrée par l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, qui se spécialise depuis 2012 sur les thématiques de Mémoire audiovisuelle des conflit sociaux au Pérou et depuis 2015 sur la question de la Réalité socio-culturelle et problématiques post-coloniales dans les banlieues de Paris.

En 2015 il a présenté son travail de recherche intitulé Enfoques, discursos y memorias en la producción audiovisual de no-ficción sobre el conflicto armado interno en el Perú y sus secuelas (2005-2015), publié en 2016 aux éditions El Gato Viejo (Lima). Il est l’auteur de plusieurs articles à partir de ce travail, comme Tratamiento de la problemática de las mujeres afectadas por la violencia durante en Conflicto Armado interno en el Perú a través del cine de no-ficción ou Memorias del Conflicto Armado Interno y proceso de justicia en Ayacucho a través del cine documental.

Il a réalisé et produit plus d’une dizaine de projets audiovisuels à Lima entre 2012 et 2015 : il est entre autres l’auteur de clips-vidéos pour des collectifs de hip-hop comme le Comité Pokofló, que nous allons voir dans le film, ainsi que de reportages sur les manifestations contre le TPP qui ont eu lieu en 2016 à Lima ou sur les femmes victimes de stérilisations forcées pour la chaîne indépendante Guerrilla Audiovisual https://guerrillaudiovisual.wordpress.com/ . Il a par ailleurs traduit et sous-titré de nombreux documentaires et reportages, parmi lesquels Las Huellas del Sendero, de Luis Cintora (2013) https://www.bing.com/videos/search?q=Las+Huellas+del+Sendero%2c+de+Luis+Cintora&&view=detail&mid=1D1DC45C05E46FA396E01D1DC45C05E46FA396E0&FORM=VRDGAR , Hip Hop en Ciudad Bolivar, de Jesed Mateo (2014) et Te saludan los cabitos, de Luis Cintora (2015) https://www.bing.com/videos/search?q=Te+saludan+los+cabitos%2c+de+Luis+Cintora&&view=detail&mid=684E350DDF306375A80C684E350DDF306375A80C&FORM=VRDGAR , et il a également réalisé plusieurs reportages sur des artistes latino-américains à Paris.

Il vient ici nous présenter son premier long-métrage documentaire, intitulé « Protestas, propuestas y procesos : solidaridad y resistencia contra-cultural, Lima), réalisé entre 2016 et 2017 et qui a reçu le prix Salvador Allende du XIe Festival de Cine de Derechos Humanos de Valparaiso (Chili), nous allons le visionner dans un instant, nous te laisserons faire une petite intro puis nous reviendrons dessus en seconde partie.

 Radio Bomba : https://radiobombaperu.wordpress.com/

Colectivo Pa’lante : https://www.facebook.com/ColectivoPalante/

 J’ai également l’honneur d’être accompagnée d’Andy Reyna, membre de Colectivo de Peruanos en Francia et du Partido Comunista Peruano-Unidad, ex-collaborateur du programme « Américas » de Radio Fréquence Plurielle de Paris et collaborateur de médias péruviens locaux (Radio Líder et Canal 46 de Chancay-Lima https://www.facebook.com/canal46noticias) et professeur d’espagnol. Donner la parole en seconde partie pour qu’il présente association et fasse part de ses réactions sur le film, et puisse poser des questions.

Enfin, j’ai l’honneur d’être accompagnée de mon collègue Jupiter Ossaba, membre d’ALHIM, doctorant du LER de l’Université Paris 8, qui prépare une thèse intitulée La Cumbia villera en Buenos Aires de 1997 a nuestros días. Estudio cultural y sociopolítico de un movimiento musical marginal en Argentina sous la direction d’Enrique Fernández Domingo, et qui prépare également avec moi un numéro des Cahiers ALHIM sur les cultures musicales en Amérique latine. Il est actuellement Lecteur au Département d’Espagnol et collabore parallèlement avec des médias comme Lapluma.net http://www.fr.lapluma.net/ ou Radio Libertaire  https://www.radio-libertaire.net/. Il s’implique également dans plusieurs projets associatifs, à travers l’association l’Art en vie et, comme un certain nombre de jeunes chercheurs, il mène son projet artistique en parallèle.

Natalia Molinaro, moderatrice de la table ronde, à l’Université Paris 8

Pablo Malek : le documentaire n’est pas un travaille académique, c’est un travail militant. C’est un documentaire autoproduit avec des fonds et l’aide des amis. La production du film a un caractère totalement autonome et indépendant. C’est un projet collaboratif, avec des archives d’amis, des archives collaboratifs. Le documentaire est signé par le nom d’un collectif, ce n’est pas le documentaire d’une seule personne.

Natalia Molinaro :  Je vais donner la parole à Pablo, mais je voudrais déjà le remercier une nouvelle fois, non seulement pour nous faire l’honneur de présenter son film dans le cadre du séminaire d’ALHIM, mais aussi pour le travail en lui-même, car il constitue un véritable apport, que ce soit au niveau pédagogique, pour le travail social ou la recherche. J’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire récente du Pérou en 1h40 et il fournit des éléments essentiels pour comprendre la société péruvienne actuelle, tout en ouvrant sur des problématiques plus larges qui touchent l’ensemble de l’Amérique latine et l’Europe, en particulier la France (je pense, notamment, à la question des violences policières, même si la situation ici n’est en rien comparable). Il ouvre de nombreuses pistes de réflexion, autour des processus d’émergence de mouvements sociaux et culturels, la création de collectifs et communautés (le sens en Amérique latine étant bien moins négativement connoté qu’en France), la convergence des luttes (collectifs hip-hop / pueblos originarios contra la mina / feminismo…), le rôle de l’art pour visibiliser ces luttes et se réapproprier l’espace public, la question des médias, la question des villes et la réappropriation d’un « capital culturel » à des fins commerciales et touristiques (Callao)… Il y a beaucoup de choses à dire, y compris d’un point de vue musical, par rapport au transfert d’une musique comme le rap dans le contexte péruvien et latino-américain. Mais laisser Pablo nous en dire davantage sur son travail et nous ouvrirons ensuite la table ronde.

Pablo Malek : el documental ha sido estrenado en Lima, en marzo. Lo que queremos es generar espacios de reflexión colectiva. Creo que la visión individual del documental no genera la fuerza de una reflexión colectiva. La génesis del proyecto se sitúa en una investigación sobre la música rap y el mundo militante libertario, realizada en el ámbito académico. Al principio pensabe realizar el trabajo sobre el periodo del gobierno de Humala, durante el cual viví en Perú. Me sentí obligado de contar mi experiencia y los hechos que tuvieron lugar entre 2011 y 2016. Quise compartir la experiencia que tuve con los movimientos, los colectivos y los barrios, mostrando también sus peculiaridades. El marco temporal lo presento como un marco político, sin embrago, comprendí que lo que ocurrió con Humala es consecuencia de lo que había pasado antes, que er auna continuidad con el Fujimorismo, una falsa vuelta a la democracia, la continuidad del sistema neoliberal salvaje y una represión de los Derechos Humanos y las minorías étnicas. Por falta de espacio y sde tiempo, evidentemente, muchos colectivos y barrios no están en el documental. Este hecho es una invitación para seguir filmando, trabajando, transmitiendo. El documental es algo introductivo ya que es muy complicado mostrar todo el conjunto. Hay una primera parte más factual donde el movimiento trabaja con los partidos políticos y las ONG. La segunda parte muestra la decepción con el gobierno de Humala y el desarrollo de una autonomía crítica de los colectivos de lucha. Quería defender el derecho a no votar, la crítica a la democracia representativa y la defensa de una democracia horizontal y participativa. El objetivo es mostrar los colectivos que desarrollan una práctica artística en el espacio público, filmar colectivos autónbomos e independientes sin lazos con los partidos políticos y las ONG. Para finalizar, quiero analizar el problema de la gentrificación en Lima y la cooptación de muchos artistas por las multinacionales y los poderes económicos y políticos que se encuentran al origen de esta gentrificación. Estos artistas no critican el atropello que sufre la población expulsada de estos barrios. Además quería mostrar la violencia policial y el papel de la gendarmería francesa en la formación de la policia represiva peruana.

Le réalisateur Pablo Marek à l’Université Paris 8

Andy Reina : es un documental denso. La primera parte es vertiginosa, tanto visual como musicalmente. La segunda parte es una descripción de lo que pasa en los barrios de Lima. La tercera parte es una mezcla de las dos primeras. En la primera parte, Perú es una bomba de tiempo, una sociedad llena de conflictos sociales ligados al modo de producción. Los conflictos son reprimidos por la fuerza y esto podría conducir a un rompimiento del país, pero este rompimiento no sucede ¿Por qué ? No hay solidaridad, los conflictos son localizados, no hay cohesión. Existe en el Perú una hegemonía cultural materializada por el diario amarillista El Trome (https://trome.pe/),  tronero del sistema neoliberal. Este diario, que entra en la mayor parte de las casas peruana, pertenece al consorcio El Comercio (https://elcomercio.pe/) al cual pertenecen entre el 70 y el 80% de los medios de comunicación. Hay una invisibilización de  los conflictos localizados, una demonización de las protestas. La contracultura tiene que contrerestar este tipo de información o, mejor dicho, desinformación. Además las protestas puntuales no se unifican con el resto de protestas. La población es indiferente, adormecida, fatigada físicamente a causa de las jornadas interminables de labor. Estos hechos, además de la causa étnica, mantienen en un letargo reivindicativo a la inmensa mayoría de la población peruana. El trabajo cultural debe convertirse en una expresión política, hace falta crear una gran manifestación cultural que pueda llegar a todos los peruanos.

Jupiter Ossaba : algunas propuestas  del documental  me parecieron muy importantes, ya que vemos claramente el nivel académico y político del discurso con el que están comunicando  estos grupos de Rap peruano, poseen nociones y conceptos claramente ligados a los movimientos sociales latinoamericanos y al trabajo que se está gestando hace varios años en toda américa latina. Me dejó impresionado ver como es interpretado el rap por estos muchachos peruanos. Surgen varias preguntas: ¿cómo ha evolucionado el rap latinoamericano? ¿Perú es una excepción? La problemática que me parece interesante es tratar de ver en qué medida existen discrepancias al día de hoy entre el discurso del rap hecho y difundido mayoritariamente en américa latina y el rap difundido mayoritariamente en Estados Unidos y en Francia. Para poder entender tenemos que partir del hecho de que esta práctica, el spoken Word está ya bien implantado en los años 1960 en Estados Unidos con grupos como the last poets, uber rap Brown vocero de los Black Panthers, Jhon Giorno, o Gil Scott-heron quien dijo que la revolución no será televisada. O sea el rap era en sus inicios realmente utilizado como una herramienta de lucha para organizarse contra el poder estatal. Estas son por lo tanto las verdaderas primicias del movimiento. Sin embargo hay que aclarar que este no es el RAP que se va a difundir mundialmente ya que hay que distinguir el rap como propuesta discursiva emancipadora de las clases populares, del rap comercial que la industria del ocio va a ir comercializando por el mundo cada día más. En efecto el ritmo y la moda hip hop llegan a las discotecas de Nueva York como el Manhattan, el Roxy, el Studio 54 desde los años 1970. Las fiestas comerciales Hip-Hop en EEUU se realizan en lugares prestigiosos, acogen principalmente un público  de clase media y media burgués. Este RAP festivo es el que se va a exportar  mundialmente aunque el boom no será inmediato. Al principio el movimiento hip hop toma realmente fuerza más que todo a través del baile y del graffiti. En los diferentes países el  Rap va a evolucionar en función de las especificidades territoriales pero será influenciado hasta el día de hoy por los estilos estéticos y discursivos que van apareciendo en EEUU. En un primer tiempo el RAP como práctica discursiva va a ser representado por la Zulu nation  que impondrá un RAP pacífico  alejado del materialismo. Sin embargo rápidamente nacen grupos como RUNDMC que serán el primer grupo en hacerle publicidad a la marca adidas en un video clip. Public enemy que es considerado como uno de los grupos contestarios más importante de la historia del rap fue producido por DEFJAM y Columbia records. Su famoso video clip Fight the power que pusieron a tope por MTV fue realizado por spyke lee que se había hecho conocer por su publicidad para los tenis jordan que justamente lleva puestos uno de los raperos en dicho video. NWA será el primer gran representante del gangsta rap. A partir de 1992 los grupos o solistas más difundidos en el mundo serán: de la costa oeste Doctor dre y snoop doggy dogg que tendrán un discurso mucho más ligero; de la coste este el wutang clan y mobdeep que se caracterizarán por un discurso más lúgubre. Un poco después aparece también bad boys que podríamos considerar el contrapeso en la costa este del rap alegre y festivo de dre y snoop. De costa a costa estos raperos portaran un discurso capitalista a las clases populares. Tupac, hombre muy carismático y versátil realizara temas tanto reivindicativos, como festivos, alegres, tristes, gánster y capitalistas. En 1996 llega JAYZ, este rapero será el que hasta el día de hoy tuvo la mejor estrategia de marketing. Big Punisher será el representante más difundido perteneciente a la comunidad latina estadounidense. El también portara un discurso neoliberal y gánster. Al final de los años 90, Eminem será el primer rapero blanco difundido mundialmente. El hará que de ahora en adelante el público se amplié enormemente, y toque también una población mucho más joven. Lo produce Jimmy Lorrin el mismo señor que produjo def raw, tupac y hasta Marilyn manson. En el 2003 Eminem nos presenta 50 cent, un rapero bodybuildé con el cual el discurso mafioso festivo y ultraliberal sigue expandiéndose. En el 2008 los raperos más difundidos apoyan la campaña de Obama. El acceso mundial a internet favoreció a estos raperos y silencio todavía más a los independientes ya que el público de rap mundial en general no busca otro producto que lo que le ofrece la industria del ocio. Hace unos años que el estilo rítmico trap de chicago se expandió por todo el planeta. El discurso dominante es cada vez menos implícito en los temas, y es cada día más neoliberal e infantil. En Francia el RAP llega en los años 1980 y llega de arriba. Es el poder que lo va a comercializar y difundir desde sus inicios, a través también de la fiestas del Palace, la versión francesa del Studio 54; de radio nova pero también del programa de televisión Hip-Hop que engranó a toda una generación que escuchaba más que todo funk, soul, rock y ritmos africanos. Efectivamente personajes de la política francesa como Jacques Lang, Lawrence Touitou o Paco Rabanne, permitieron este encuentro y desarrollo ya que vivieron esta época de fiesta en las discotecas de Nueva York y la exportaron.  Xavier de Buretel lanzará con la compilación rap attitude al grupo ntm, pero a través de de Delabel también a I Am, es decir los dos grupos emblemáticos del rap francés. En 1994 va a ser votada la ley que le obliga a las radios la difusión de 40% de música francesa lo que va a fomentar la difusión masiva de rap en las ondas francesas. A partir de ese momento Skyrock empieza a difundir rap y se convierte en la radio más escuchada por la juventud. Booba que había empezado de bailarín para la clicka empieza a traducir las rimas de nas biggie y tupac y rápidamente se impone en el beat de boul. Estas producciones modificaran para siempre el rap francés, después de eso NTM vestidos por Jean Paul Gaultier realiza el video clip ma Benz, o sea mi mercedes Benz. Al instar de su ídolo americano la industria del RAP francés esperó unos años para imponer su grupo gánster: Lunatic. El primer disco de Lunatic sale en el 2000 y es el que discursivamente entra a pleno en el neoliberalismo. Es distribuido por Warner. Booba va a imponer poco a poco todos los códigos del rap usa comercial en Francia. Diams y Sinik serán como Eminem los primeros en enganchar un público femenino y más joven. En esa misma época aparece en Argentina la Cumbia Villera. Ella también fue influenciada por el gánster Rap pero con una especificidad propia al Cono Sur importantísima para la comprensión de éste movimiento. En la jerarquía criminal argentina un ladrón será siempre mejor visto que un traficante y eso aunque parezca banal es decisivo en la evolución de la práctica musical ya que el negro cumbiero no va a reivindicar los lujos comprados por los mafiosos, sino los que le robó al cheto, es decir al burgués. Para el latino humilde la vida es una fiesta, la vida es una lucha y el futbol es la vida. La cumbia villera se difundió por todo el continente principalmente a través de los estadios. La cumbia villera que le gusta al pueblo es la que tiene buen ritmo pero también la que tiene el discurso más anticheto. Es decir en la cumbia villera la idea no es de parecerse a la burguesía sino imponérsele y denunciar los atropellos estatales. En América Latina, el Rap sigue esta misma idea. Se popularizó masivamente hace unos diez años. Lo que me parece interesante relevar es que se convierte en fenómeno masivo con internet y las batallas de gallos de Red Bull, la famosa marca de gaseosas. El tardío acceso a la tecnología es otra de las razones por la cual el Rap llegó más tarde. Hay que señalar también que hasta el día de hoy la mayor influencia del RAP Latino sigue siendo el Rap Boom Bap noventero estadounidense. La influencia del TRAP el estilo de RAP de chicago ha penetrado poco a América Latina en comparación con el resto del mundo. Otra de las diferenciaciones que me parece esencial es que la práctica del RAP en América Latina se realiza más que todo en vivo. Los raperos forman comunidades unidas según las distintas regiones y organizan ellos mismos las tocatas. En América Latina la realidad es tan fuerte y tan dura que los raperos no quieren mentir, como con la cumbia villera la idea es el testimonio. En américa latina dado a que el movimiento siempre siguió siendo underground la noción de lo que tiene que ser el rap es muy clara, no como en Francia donde al público le parece lo más normal del mundo que el rapero mienta para hacerse el guapo. Por supuesto que existen grupos tanto en el rap como en la cumbia villera que son comerciales pero por el momento ninguno de ellos ha llegado a ese nivel discursivo materialista estadounidense o francés. Por lo general el rapero y el cumbiero latino poseen un discurso militante o en el peor de los casos más festivo que neoliberal. Como lo vemos en el documental en América Latina existen propuestas diarias de comunicación y organización alternativa que responden a una realidad común donde el epistemicidio y la gentrificación siempre son acompañados de represión y de cámaras. Para concluir podemos decir que el rap que se difunde mundialmente desde sus inicios tiene poca protesta, incluso podríamos añadir que el rap comercial estadounidense y francés lleva en su discurso la ideología de la cultura burguesa. En cambio el rap latinoamericano que es mayoritariamente underground guarda claramente un discurso combativo.

Natalia Molinaro :  El documetal muestra una repolitización y una resemantización, como por ejemplo las marchas del Bloque Hip Hop según modalidades inspiradas de los Black Panthers y la transmisión intergeneracional de una contracultura. Se ve el hip-hop como herramienta de lucha y una politización que no se da de manera tan fuerte en Francia, por ejemplo. Se trata realmente de reapropiarse el espacio público, desafiando el modelo de ciudad “capitalista”. Considero que el documental es aporte tanto pedagógico, para el trabajo social como para la investigación universitaria. El documental reactualiza los conocimientos de los investigadores sobre los movimientos sociales actuales, permite abrir problemáticas globales y transnacionales. Muestra la convergencia de luchas, la cuestión del arte como herramienta de lucha y de reapropiación del espacio público, la desposesión del capital cultural urbano, reactualizando el Perú « de la gente ». Es interesante la cuestión de la reapropiación de una cultura como la cultura hip-hop, que, aunque sea en sí misma una cultura contestataria por emerger desde la comunidad afro-americana, hoy en día es muy connotada yankee por el éxito comercial de algunos raperos. Pero es muy interesante la transferencia al terreno latinoamericano mezclada con la cultura de izquierda (“el pueblo unido jamás será vencido”), la cultura de la poesía contestataria y popular. Se pone mucho de relieve una energía colectiva en la película (“comunidad”, “poder barrial”, “un barrio cultural que pueda construir”), una  historia de encuentros, incluso con el “montage” y la música. Se habla mucho de desplazamientos: desplazamiento de una contra-cultura musical, desplazamiento de poblaciones (Cantagallo), y cómo sigue vivo el sentimiento de pertenencia a pesar de todo gracias al arte como creador de comunidad, de sentido común, de pertenencia colectiva. Hay una cuestión convergencia de luchas (PO, feminismo), aunque me pareció un poco corta la parte sobre movimiento feminista y no se escucha mucho rapear a las chicas. Vi que existen colectivos como La Mestiza, pero no entendí si hay colectivos de hip-hop femenino. Una pregunta, ¿hay colectivos de Hip-Hop femeninos?

Pablo Malek : hay compañeras en colectivos o colectivos mixtos. Al principio sólo eran  hombres, pero ahora las mujeres ya forman parte íntegra de los colectivos. Hay más preocupación, hoyr en día, con respecto a las relaciones con las compañeras. Me hubiera incluir o desarrollar más estas problemáticas, como también la de LGTB. Tuve que hacer una elección ya que en lugar de hacerlo mal, preferí no tratar esta temáticas en el documental. Cada temática merece un documental propio, trabajos mucho más detallados que el mío. En cuanto a la transferencia, una diferencia entre Francia y Perú es la reapropiación del espacio público que en Francia ya no se lleva a cabo. Las herramientas del Hip-hop, como el fancine, han sido abandonadas en Francia. Otra diferencia es que en Francia se puede vivir del rap, cosa impensable en Perú. La mayor parte del rap peruano es comprometido. Un tema muy interesante que debería ser estudiado es el vínculo entre el Hip-hop y las culturas ancestrales, la oralidad, el ritmo afro-americano, el baila de las tijeras, el grafitti y la ancestralidad del Perú. En el Perú no se necesita tener los mismod referentes accidentales, hay unas prácticas propias sin necesidad de referirse a un discurso teórico que pueda servir para construir la organización popular.

Jupiter Ossaba: ¿Se hacen eventos o festivales con otros movimientos latinoamericanos ?

Pablo Malek : todavía no ha habido une encuentro. El idioma común sirve para borrar la frontera lingüística y el intercambio entre los raperos latinoamericanos. Pero esto no impide que haya en el Perú muchos raperos en lengua indígena.

Andy Reina : el sistema también financia la oposición, lo que tiene un límite en el que fuera de éste encontramos de nuevo la ilegalidad, fuera de la discusión. El movimiento contracultural debe desplazar el centro del debate. En cuanto al discurso contrario a la izquierda institucional y las elecciones, ¿no tiene que ocupar la contracultura todos los espacios ? Ese movimiento horizontal, ¿no debería participar a todos los espacios posibles ?

Pablo Malek : hablo por mí, no lo creo, no estoy de acuerdo con el « entrismo », es dedicar mucha energía y dar mucha importancia a estos espacios para, al final, no conseguir casa ningún rédito.

Pérou : le mur de la honte (ARTE): https://info.arte.tv/fr/le-mur-de-lima

Vicente Romero: la gente del documental es militante, con un sentido de ocupación del espacio, como espacio cultural y de vida ¿Cómo perdura esta ocupación o se mantienen indefinidamente en la marginalidad rebelde? El Perú es una bomba de tiempo que nunca estalla, nos podemos preguntar en qué medida la contracultura quiere o no ser el detonante, para que masacren a la gente o para que cambien las cosas. En qué medida la contracultura se transforma en un proyecto político, con nuevos sentidos, con nuevos contenidos ¿Cómo se plantea la cuestión de la violencia, tomando el ejemplo del Baguazo, en los movimientos anarquistas, del Hip-hop?

Pablo Malek : hay una diferencia generacional, ¿cuál es el plan ? ¿qué viene después ? Evidentemente debería ser una experiencia a tener en cuenta.

El choque de dos mundos, de Heidi Brandenburg y Mathew Orzel, 2016

https://www.cineaparte.com/p/764/el-choque-de-dos-mundos

https://www.bing.com/videos/search?q=el+choque+de+dos+mundos+Baguazo+peru&&view=detail&mid=30C2769B4CC29901A21B30C2769B4CC29901A21B&FORM=VRDGAR

Arturo Sánchez : por ejemplo, el rap en España ha sido comprometido desde su inicio, y existen batallas de calle que tienen un cierto desprecio de las batallas promovidas por Red Bull. Hay también un menaje constante contra los problemas intrínsecos al rap mismo.

Pablo Malek : para los raperos latinoamericanos afincados en España hay una gran diferencia política y cultural con el rap español, obrero y blanco. En cuanto al rap estadounidense, hay raperos indioamericanos que rapean en su idioma y en inglés.

De izquierda a derecha: Pablo Marek, Natalia Molinaro, Andy Reina y Jupiter Ossaba

 

 


 
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