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Communiqué à l’opinion publique nationale et internationale sur la grève civique à Buenaventura, Colombie

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aut_5424BisDepuis les territoires ethniques de la Colombie profonde, le 25 mai 2017

Le gouvernement national de M. JUAN MANUEL SANTOS CALDERON, Prix Nobel de la Paix,  refuse de reconnaître que Buenaventura se trouve en état d'urgence économique, sociale et écologique.

M. le Président Juan Manuel Santos, ne Vous moquez plus du port de Buenaventura

 Le mardi 16 mai dernier, à partir de cinq (5) heures du matin, les habitants de Buenaventura ont donné le coup d'envoi à une grève de durée indéfinie, sous le mot d'ordre de grève civique pour une vie digne dans la paix sur le territoire. Dix (10) jours plus tard, la communauté n'a toujours pas reçu de réponse à ses revendications,  qui consistent avant tout à demander que le gouvernement déclare l'état d'urgence économique, sociale et écologique pour Buenaventura.

Il faut souligner que vendredi dernier, suite à l'insistance des délégués du gouvernement, qui mettaient comme condition sine qua non à la poursuite du dialogue la levée des 11 points de rassemblement afin de permettre la libre circulation des camions et des semi-remorques à destination des terminaux portuaires, le gouvernement national a quitté la table et a ordonné deux heures plus tard à l'Escadron mobile anti-émeutes (ESMAD) d'attaquer violemment et arbitrairement les points de rassemblement : le premier assaut a eu lieu contre le point situé à la hauteur de la Delfina, où étaient présents des membres des communautés d'ascendance africaine et indigènes qui exerçaient pacifiquement leur droit constitutionnel à la manifestation pacifique ; suivi immédiatement d'une agression violente aux gaz lacrymogènes contre les membres de la communauté rassemblés sur le pont du Piñal.

Ces faits ont provoqué un chaos total dans la ville, qui s'est soldé par des blessures physiques pour certains manifestants, le pillage de grands magasins et d'établissements publics, des dommages aux infrastructures publiques et la mort d'un jeune mineur et celle d'un manifestant en raison de la non-assistance et de la complicité des autorités institutionnelles qui se sont vues impliquées dans les événement suivants :

Présence à moins de dix minutes des lieux de pillage de la Marine nationale, de la Police, de l'Armée, de la Police criminelle, des Gaula (Groupes spéciaux anti-kidnapping de l’armée), du CTI1 (Corps technique d’enquête de la police judiciaire) etc. : ceci suffit à démontrer la présence de toutes les forces militaires de l'État à proximité des lieux incriminés, et on ne peut donc s'expliquer l'absence d'une intervention préventive de ces forces pour éviter les actes de violence, sachant que ces événements ont duré sept (7) heures approximativement. Ce que nous constations, c’est que « lorsqu’il s’agit d’écraser le peuple, là elles apparaissent , venues du néant,comme par magie ». Dans ce cas, ce qui est clair, c'est que leur but était de provoquer, attirer l'attention et la détourner de la grève civique, mais elles n'ont pas réussi et elles n'y arriveront pas, parce que les habitant(e)s de Buenaventura sont convaincus que le changement pour une vie meilleure, c'est maintenant ou jamais.

On ne peut s'expliquer comment, dans le premier port du pays, par où 60% des exportations et des importations, ses habitants, particulièrement le peuple noir, meurent à la porte d'un hôpital ; que, malgré l'existence de huit bassins hydrographiques, il y ait des familles qui restent 5 ou 6 jours sans eau potable, que le taux de chômage soit si élevé et que la délinquance juvénile reste constante en raison du manque d'opportunités. Selon un rapport présenté par la Banque de la République, l'apport économique de la zone douanière de Buenaventura à la nation est de plus de 4,2 milliards de dollars, plus que Carthagène, Bogotá, Barranquilla et Santa Marta. Il est ainsi démontré en pratique que notre port constitue la première source de revenus de l'État colombien, tandis que la ville de Buenaventura ne reçoit que 3% ou 4% de tous ces revenus.

Il nous ont tant enlevé qu'ils ont fini par nous enlever la peur. Grève civique de Buenaventura

Cet abandon historique par l'État colombien de sa zone littorale du Pacifique va à l'encontre du scénario de Construction de la Paix qui ouvre l'espoir de la fin du conflit social et armé en Colombie. En tant que CENPAZ engagé dans le travail de vérification, de surveillance et de mise en œuvre des accords de paix de La Havane, nous considérons qu'il est fondamental que les élites gouvernementales colombiennes donnent un réel exemple pour surmonter les conditions historiques qui expliquent la guerre dans notre territoire colombien bien-aimé. Nous ne renonçons pas à notre droit à la paix, à une vie digne et à la protection de nos territoires, et c'est pourquoi nous allons rester mobilisés et continuer, en tant qu'Afrocolombiens, à mettre en avant des propositions pour la justice sociale depuis le Chocó et à Buenaventura, tout en marchant au son des mobilisations indigènes qui viennent de surgir à Cali.

Pour ces raisons  et beaucoup d'autres : il faut déclarer  l'état d'urgence économique, sociale et économique à Buenaventura... MAINTENANT !

Vie digne, protection de la biodiversité et justice sociale pour le Chocó et le littoral Pacifique... MAINTENANT !

Pour la défense du Bien vivre dans les territoires

Coordinación Étnica Nacional de Paz CENPAZ

Original: Colombia - Comunicado a la opinion pública nacional e internacional sobre el paro cívico en Buenaventura

Traduit par Jacques Boutard

Edité par Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Source : Tlaxcala, le 27 mai 2017


 

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