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Gdeim Izik: heurs et malheurs d'un procès sordide

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aut_4747BisDans la ville de Salé (Rabat-Maroc) se déroule le procès des  prisonniers sahraouis du campement de  Gdeim Izik, accusés de la mort de plusieurs agents marocains lors du démantèlement violent du camp sahraoui à la périphérie de la ville d'El Ayoune occupée (Sahara occidental). Les autorités d'occupation marocaines veulent faire croire que ce procès est équitable.

Alors que les parents des accusés, la société sahraouie et une grande partie de la communauté internationale soulignent disent que ce procès est éminemment  politique, que le Maroc veut donner une leçon à la société sahraouie en montrant ses muscles et en agitant un gros bâton, en couvrant le tout d'un voile de justice.

Tout le monde sait que les héros de Gdeim Izik étaient pour la plupart des représentants confirmés  des 20 000 Sahraouis présents dans le campement : ils ne s'étaient pas autodésignés, mais avaient été désignés en assemblée populaire. Ils étaient en train de négocier au nom des campeurs avec les autorités d'occupation dans la ville d' El Ayoune sur les revendications d'améliorations pour la population sahraouie. Les autorités marocaines avaient été surprises par les revendications logiques et précises des «campeurs en haillons». Constatant que le bivouac grandissait de jour en jour et craignant une contagion à d'autres lieux, elles ont agi de la seule façon qu'elles connaissent et maîtrisent, faisant encercler le camp par la police, les forces auxiliaires et l'armée, le dissolvant par la force.

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_15607.jpg

On sait ce qui est arrivé en suite : l'exode à pied à travers le désert vers la ville d'El Ayoune occupée (20 km), des femmes, des personnes âgées et des enfants, tandis que les hommes et les jeunes résistaient dans le camp, essayant de freiner les militaires et policiers marocains avec ce qu'ils avaient sous la main, pour donner le temps à ceux qui s'étaient mis en marche de s'éloigner des forces militaires qui les agressaient. Ils ont résisté tant qu'ils ont pu, mais le déploiement policier et militaire marocain sur le terrain était impossible à arrêter :  des camions pleins d'agents et de militaires marocains avaient quitté la ville de Smara occupée la veille de l'expulsion pour aider à réprimer les campeurs, des hélicoptères, des forces antiémeutes armées d'équipement répressif, des camions avec des canons à eau, des camions et des véhicules 4x4, des camionnettes antiémeutes, des canons assourdissants pour démoraliser les gens par leur vacarme, des forces militaires et de police venues de tous les coins du Maroc et du Sahara occupé. Croyez-vous que tout ce monde était venu avec des fleurs à la main ? Pour ceux qui le croiraient, il est facile, trouver des images des policiers casqués, armés de boucliers, de matraques et de fusils. Peut-être avaient-ils laissé les fleurs dans les véhicules?

De nos jours (mars 2017) dans la belle ville de Salé (Rabat, Maroc) ancien refuge des pirates barbaresques, les autorités marocaines livrent une lutte plus souterraine : leur intention est de fausser le procès par un semblant de justice, comme Équipe Médias l'a déjà mentionné, et dans ce travail, en pirates du XXIème siècle, ils recourent à tous les stratagèmes dont ils sont capables..

Nous avons assisté à des manifestations de mineurs insultant les Sahraouis qui s'étaient déplacés pour soutenir les héros ; ils ont mobilisé les chômeurs de la région, et même les chauffeurs de taxi, pour faire taire les présents; ils ont bloqué l'accès à la salle d'audience aux parents des prévenus, le facilitant pour des Marocains qui n'avaient rien à y faire. Ils ont coupé les communications autour du tribunal avec des inhibiteurs de signal pour compliquer et retarder l'information. Ils ont installé des sonos puissantes pour que les béni-oui-oui marocains connexes puissent dénoncer, insulter et réduire au silence les Sahraouis, et le plus drôle est que l'électricité leur était fournie à partir du bâtiment même du tribunal. Ils ont mobilisé leur armée  d'internautes sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et autres) pour les inonder et essayer de faire taire le peuple sahraoui; ils ont facilité l'accès à leurs partisans étrangers, pseudo "experts et observateurs", ainsi que des universitaires, qui, bien sûr, n'ont pas raté l'occasion de suggérer la marocanité du Sahara chaque fois qu'un micro leur était tendu.

Et ce n'est pas tout : ils ont décidé de déplacer les plus "sélects" des "notables" sahraouis et autres «éclairés» d'El Ayoun occupée, les logeant  dans des hôtels et les transportant vers le palais de justice, pour montrer comment ces Sahraouis (vendus au plus offrant) rejetaient les personnes reconnues coupables, dans une tentative de donner l'image d'une unité complète de la «société marocaine» contre les accusés. Mais, amis lecteurs, ne croyez pas que l'imagination des services secrets marocains s'arrêtait là, nous-mêmes avons été surpris par l'imagination des services secrets marocains, et si ce qui se passe n'était pas si grave, ce serait comique : ils sont allés jusqu'à employer et utiliser des immigrés africains dans leur effort pour étoffer les groupes engagés dans leur croisade contre les héros Gdeim Izik et ceux qui les soutiennent.

Tu es Africain et tu n'as pas pu légaliser ta situation au Maroc? Qu'à cela ne tienne, nous avons la solution, montre-nous l'amour que tu ressens pour le Maroc et son roi, et nous t'aiderons à obtenir des papiers. Et je fais ça comment ? C'est simple, rends-toi devant le tribunal de Salé (Rabat, Maroc) rejoins les personnes présentes en brandissant des photos du roi et crie Vive le roi!, Vive le Maroc ! Sahraouis dehors ! Et t'inquiète, tu auras ta récompense.

Le lundi 20 mars quand le procès reprendra, les attaques continueront, signées LES PIRATES DU XXIèME SIÈCLE.


Équipe Média Sahara Media Team الفريق الإعلامي

Original: Gdeim Izik: las venturas y desventuras de un proceso sucio

Traduit pa Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Source : Tlaxcala, le 185 mars 2017

 
 

 

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